"...troubles psychologiques actuels les plus fréquemment observés relèvent de problèmes de dépendance tels que l’alcoolisme ou les toxicomanies, les troubles alimentaires, les abus sexuels, les troubles compulsifs, autant de comportements liés à la dépression. Alors que la névrose était une pathologie de la culpabilité face à la transgression de l’interdit, la dépression est décrite comme une maladie de l’insuffisance, du vide et de l’incapacité à agir dans une société qui survalorise l’action. Mais au-delà de sa dimension purement individuelle, la dépression livre quelque chose sur les évolutions en cours. Elle peut être comprise comme une réponse à l’injonction constante que produisent l’entreprise mais aussi les conditions modernes de la vie en société : être soi, flexible, compétent, connecté, inventif et réactif pour faire face à l’imprévisibilité des marchés et aux aléas de l’existence. Elle émerge en contrepoint d’un monde instable fait de flux et de changements permanents et livre ainsi nombre d’informations sur ce monde en constante évolution.
Didier Vrancken, "L’État social face aux nouvelles attentes compassionnelles. Le cas de la Belgique", NPS, vol. 15, no 2
Jacques Dufresne Notre ami Émile est mort le 25 juin dernier à 91 ans. Si on devait nommer cinq personnes qui ont joué un rôle de premier plan au vingtième siècle en éducation au Québec, il ferait partie de cette liste.
Richard Lussier Tout ressentiment collectif ne finit pas nécessairement dans un bain de sang, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il ne soit pas dommag