Thierry Boutsen

13/07/1957
Thierry Boutsen était parti pour être ingénieur. Sa passion pour l'auto et aussi son talent ont eu raison des bancs de la fac'. Comme cela se pratiquait beaucoup dans les années 80, les candidats à une carrière en circuit se devaient de passer par une des écoles de pilotage(1) qui fleurissaient alors en Belgique, France, GB et Italie. Thierry remporte sa promotion avant une montée linéaire vers les sommets, passant par toutes les étapes successives de la monoplace, où la finesse de ses réglages et sa sensibilité font et feront toujours le bonheur de ses ingénieurs. Par ailleurs, en garçon courtois et respectueux, il a l'élégance de parler la langue de ses différentes équipes : allemand, anglais italien.
Ses années chez Williams seront les plus riches puisqu'il y signera trois succès dont deux historiques sous des trombes d'eau (Australie et Hongrie). 1988 le verra conclure à la quatrième place du championnat du monde, sa plus belle saison.

Depuis plus de vingt ans basé à Monaco, il a fait de son autre passion, l'aviation, un vrai métier bien rodé. Boutsen Aviation a déjà vendu ...130 avions d'affaires et hélicoptères !

(1)Ecole de pilotage : si maintenant ce n'est plus le passage obligé pour les candidats pilotes (actuellement, la "réserve de recrutement" provient en droite ligne du karting où les managers de Formule 1 vont visionner les poupons prometteurs. Les pilotes F1 actuels sont quasi tous issus de cette filière), les écoles apprenaient les bases indispensables du pilotage : freinage, trajectoires, glissades, réglages de chassis ou encore notions de mécanique. Ces sessions étaient sanctionnées par un concours assez relevé, observées par un jury de pilotes qui faisaient autorité. La récompense était ce fameux "volant" symbolique qui, selon l'école, offrait au lauréat une saison de course tous frais payés, ou bien une voiture et des moyens pour l'engager.

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