Sport durable

Jacques Duifresne

Le sport durable est celui que l'on pratique en symbiose avec la nature, avec mesure, dans le respect de l'ensemble de l'organisme et de chacun des organes et des muscles sollicités, avec en outre le souci de rendre toujours plus harmonieux les rapports de l'âme et du corps. Si nous appliquions les mêmes principes à nos rapports avec la nature, nous contribuerions efficacement au développement durable.

Magazine L'Agora: Numéro 57 Sport et développement durable



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Essentiel

Les Jeux olympiques sont les conciles modernes. Ils sont la grande leçon de philosophie et de théologie que l'humanité se donne à elle-même tous les deux ans. Cette leçon est voilée certes, elle se présente sous les apparences d'un spectacle, d'un étalement de faits vérifiables, mais elle n'en est que plus marquante, les opinions qui se dissimulent derrière des faits étant les plus persuasives. Le choix des commentateurs, leur vocabulaire, les consignes qu'ils reçoivent, et celles encore plus déterminantes auxquelles ils obéissent à leur insu ont pour effet de confirmer les dogmes, non seulement sur le type de sport qu'il convient de pratiquer, mais sur le bonheur, l'excellence, le rapport de l'âme et du corps, l'art de vivre, la réussite, etc. Cette philosophie, non dite ou dite à moitié, a été explicitée à la télévision de Radio-Canada juste avant la présentation de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'Athènes en 2004. Il s'agit d'un dialogue entre une femme et un homme, identifiés à des statues grecques anciennes :
« — Je suis un rêve de pierre, l'incarnation en marbre du sang qui coule et du coeur qui bat. Lourde, immobile, éternelle, je suis néanmoins l'image de la force, de la vitesse, de l'agilité des hommes et des femmes.
— Et moi je cours à travers les siècles pour porter le flambeau d'un idéal, le dépassement, la grande, la belle, la folle idée d'aller toujours plus loin, plus vite. Nous sommes allés sur la lune, bientôt nous irons sur Mars, jusqu'aux étoiles. Nous irons jusqu'au bout.
— Pourquoi, pourquoi toujours aller jusqu'au bout?
J'sais pas. C'est comme ça. Aller plus vite! Toute une vie pour grignoter des secondes, des centièmes, des millièmes de secondes, tous les jours! L'effort, la fatigue, l'angoisse, c'est notre grandeur. Six millièmes ! Courir plus vite c'est grandir. Je n'aime pas les limites, je n'aime pas les frontières, je n'aime pas le temps qui emprisonne, je n'aime pas l'espace qui nous noie, je veux repousser le temps, maîtriser l'espace, échapper à la gravité, je veux aller au sommet de moi-même, je veux aller voir plus loin, plus vite, je veux voler. »

Voilà, selon la télévision nationale canadienne, les valeurs dans lesquelles nous sommes invités à investir davantage. La plus importante de ces valeurs n'est toutefois pas explicitée dans le texte. Il ne suffit pas de courir plus vite pour grandir davantage, il faut le faire devant des millions de téléspectateurs, en se donnant en spectacle à l'ensemble de l'humanité.



Quand je rentre au soleil couchant d'une longue promenade avec des amis, à l'occasion de laquelle nous avons ramassé abondance de champignons et découvert une nouvelle fleur sauvage, je n'ai nullement besoin de spectateurs pour jouir de l'exercice auquel je me livre. Je le fuis plutôt, le spectateur, car je ne tiens pas à ce qu'il découvre ma talle. Le sport digne de ce nom comporte en lui-même sa récompense. C'est de toute évidence dans cet esprit qu'il faut l'introduire dans la vie des jeunes. Non seulement leur donne-t-on ainsi de saines habitudes, mais encore leur apprend-t-on à jouir des choses par eux-mêmes et pour elles-mêmes. Cette authenticité du plaisir que procure un exercice est l'équivalent de la pensée personnelle recherchée dans les exercices intellectuels. Authenticité et pensée personnelle se renforcent l'une l'autre. Elles sont, avec le quant-à-soi qui en découle sur le plan psychologique, et la pudeur qui en est le prolongement sur le plan spirituel, le seul rempart qui puisse protéger les jeunes contre la vie en représentation, contre cette soumission volontaire aux désirs de la foule, qui rappelle la soumission involontaire des esclaves ayant la vedette dans les cirques romains. Faut-il rappeler qu'en raison notamment de l'importance croissante des médias dans la vie des gens, l'aliénation par le spectacle, par les modes, par ce que le philosophe Heidegger appelait le « on » est un risque permanent, plus grand peut-être dans les arts que dans le sport ?

Les sports olympiques eux-mêmes, en raison de l'ascèse qu'ils exigent, ne suscitent pas un engouement aussi fort que le désir de devenir une vedette de la chanson, facilement et rapidement, grâce à la télé réalité. Et les caméras de télévision ne suivent pas encore les plongeurs dans leur chambre à coucher.

L'authenticité et la pensée personnelle sont aussi la meilleure protection que l'on puisse se donner contre la démesure. Quand on va au-delà de ses forces ou de ses talents, le plaisir se transforme en souffrance et l'on n'a aucune raison de supporter cette souffrance… à moins que le plaisir recherché ne soit pas celui que donne l'exercice, mais celui que l'on tire de l'approbation de la foule. Comme il s'agit alors d'un plaisir abstrait, oscillant en fonction des millièmes de secondes gagnées ou perdues, il n'a pas de limite. Il n'y a pas de limites non plus aux sacrifices que l'on est prêt à s'imposer pour se procurer un tel plaisir. Dans cette logique, le recours aux drogues est presque inévitable; si le but est l'approbation de la foule, pourquoi s'imposer des exercices encore plus rigoureux et douloureux, alors qu'une drogue permet d'atteindre le même but plus sûrement ? Que peut-il advenir des jeunes dans les écoles qui ont adopté cet idéal du podium? N'ayant pour la plupart ni le goût, ni la volonté de faire le nécessaire pour atteindre ce but, ils feindront de mépriser les forts en ascèse sportive et préféreront pour eux-mêmes la passivité. Ce qui semble être la situation dans bien des écoles d'Amérique du Nord, à en juger par le taux d'obésité des jeunes et par les témoignages de professeurs d'éducation physique entendus dans les médias à l'occasion des Jeux.

Il vaudrait mieux offrir à ces jeunes des sports et des jeux qui leur procureraient plus de plaisirs réels au moment présent que de plaisirs d'opinion lointains. Mais objectera-t-on: ne les priverait-on pas ainsi d'une occasion d'accéder à la gloire? On peut très bien satisfaire son besoin de gloire en montant sur le podium de son école ou de l'équipe de soccer de son quartier. Ce sont les qualités de l'athlète en tant que personne qui font la valeur de la gloire et non le tapage entourant ses exploits. La gloire ne dépend pas du nombre de spectateurs. Dans la mesure où elle est le rayonnement, l'écho de la qualité exceptionnelle d'un être, elle mérite le plus grand respect, quel que soit le nombre de spectateurs.

Dans toute bonne éducation, le faire est subordonné à l'être et l'on s'efforce de réduire l'écart qui les sépare. C'est le contraire qui se produit en ce moment dans les sports et l'écart entre le souci de l'être et les objectifs du faire ne cesse de se creuser. C'est pourquoi, même si l'on conserve une préférence pour les beaux athlètes, même si l'on préfère les plongeuses chinoises aux lanceuses du poids caucasiennes, on trouve normal que des athlètes déforment à jamais leur corps et hypothèquent leur santé pour pouvoir monter sur un podium. On nous objectera que la force, à la fois physique et spirituelle, est une qualité de l'être. Soit, mais à quelles conditions? Notre corps est tantôt une lyre, tantôt un levier, selon que nous l'utilisons pour exprimer nos sentiments ou pour soulever un poids. L'idéal, parfaitement formulé par Platon, est que chacun acquière à la fois la force du levier et la sensibilité de la lyre. L'harmonie intérieure et la beauté extérieure qui en est le signe sont à ce prix.

« — N'as-tu pas remarqué, dis-je, quel est le caractère des gens qui pratiquent assidûment la gymnastique sans toucher à la musique, et de ceux qui font l'inverse ?
— De quoi, dit-il entends-tu parler ?
— De la sauvagerie et de la dureté des uns, dis-je, de la mollesse et de la douceur des autres.
— Oui, dit-il, j'ai remarqué que ceux qui s'adonnent uniquement à la gymnastique y contractent une brutalité excessive, et que ceux qui cultivent exclusivement la musique deviennent d'une mollesse dégradante.
— Et cependant, repris-je, cette brutalité vient d'un naturel ardent, qui, bien dirigé, se tourne en courage, mais qui, trop tendu, aboutit naturellement à une intraitable dureté.
— Je le crois, dit-il.
— Et la douceur ne vient-elle pas d'un caractère philosophe,
qui, trop relâché, devient plus mou que de raison, tandis que, bien dirigé, il reste doux et réglé ?
— C'est exact. Or nous prétendons que ces deux
naturels doivent se trouver réunis dans nos guerriers.
— Il le faut en effet.
— Il faut donc les mettre en harmonie l'un avec
l'autre.
— Sans aucun doute.
— Et leur harmonie rend l'âme à la fois tempérante
et courageuse.
— Assurément.
— Et leur désaccord la rend lâche et brutale.
— Oui, certainement.»1

Kalos kai Agathos. Beau et bon (au sens de courageux) ! C'est toujours cet idéal qu'il faut viser en éducation.Tant pis si la recherche d'une telle harmonie réduit les chances de gagner des médailles aux Jeux olympiques. S'il faut tout de même monter sur quelques podiums pour le prestige du pays, formons, en dehors des maisons d'éducation, de petites équipes de professionnels bien rémunérés et confions leur entraînement aux meilleurs experts en génie musculaire

1. Platon, La République, Les Belles Lettres, trad. Emile Chambry, Paris 1959, 410d à 411a.

Essentiel

Les Jeux olympiques sont les conciles modernes. Ils sont la grande leçon de philosophie et de théologie que l'humanité se donne à elle-même tous les deux ans. Cette leçon est voilée certes, elle se présente sous les apparences d'un spectacle, d'un étalement de faits vérifiables, mais elle n'en est que plus marquante, les opinions qui se dissimulent derrière des faits étant les plus persuasives. Le choix des commentateurs, leur vocabulaire, les consignes qu'ils reçoivent, et celles encore plus déterminantes auxquelles ils obéissent à leur insu ont pour effet de confirmer les dogmes, non seulement sur le type de sport qu'il convient de pratiquer, mais sur le bonheur, l'excellence, le rapport de l'âme et du corps, l'art de vivre, la réussite, etc. Cette philosophie, non dite ou dite à moitié, a été explicitée à la télévision de Radio-Canada juste avant la présentation de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'Athènes en 2004. Il s'agit d'un dialogue entre une femme et un homme, identifiés à des statues grecques anciennes :
« — Je suis un rêve de pierre, l'incarnation en marbre du sang qui coule et du coeur qui bat. Lourde, immobile, éternelle, je suis néanmoins l'image de la force, de la vitesse, de l'agilité des hommes et des femmes.
— Et moi je cours à travers les siècles pour porter le flambeau d'un idéal, le dépassement, la grande, la belle, la folle idée d'aller toujours plus loin, plus vite. Nous sommes allés sur la lune, bientôt nous irons sur Mars, jusqu'aux étoiles. Nous irons jusqu'au bout.
— Pourquoi, pourquoi toujours aller jusqu'au bout?
J'sais pas. C'est comme ça. Aller plus vite! Toute une vie pour grignoter des secondes, des centièmes, des millièmes de secondes, tous les jours! L'effort, la fatigue, l'angoisse, c'est notre grandeur. Six millièmes ! Courir plus vite c'est grandir. Je n'aime pas les limites, je n'aime pas les frontières, je n'aime pas le temps qui emprisonne, je n'aime pas l'espace qui nous noie, je veux repousser le temps, maîtriser l'espace, échapper à la gravité, je veux aller au sommet de moi-même, je veux aller voir plus loin, plus vite, je veux voler. »

Voilà, selon la télévision nationale canadienne, les valeurs dans lesquelles nous sommes invités à investir davantage. La plus importante de ces valeurs n'est toutefois pas explicitée dans le texte. Il ne suffit pas de courir plus vite pour grandir davantage, il faut le faire devant des millions de téléspectateurs, en se donnant en spectacle à l'ensemble de l'humanité.



Quand je rentre au soleil couchant d'une longue promenade avec des amis, à l'occasion de laquelle nous avons ramassé abondance de champignons et découvert une nouvelle fleur sauvage, je n'ai nullement besoin de spectateurs pour jouir de l'exercice auquel je me livre. Je le fuis plutôt, le spectateur, car je ne tiens pas à ce qu'il découvre ma talle. Le sport digne de ce nom comporte en lui-même sa récompense. C'est de toute évidence dans cet esprit qu'il faut l'introduire dans la vie des jeunes. Non seulement leur donne-t-on ainsi de saines habitudes, mais encore leur apprend-t-on à jouir des choses par eux-mêmes et pour elles-mêmes. Cette authenticité du plaisir que procure un exercice est l'équivalent de la pensée personnelle recherchée dans les exercices intellectuels. Authenticité et pensée personnelle se renforcent l'une l'autre. Elles sont, avec le quant-à-soi qui en découle sur le plan psychologique, et la pudeur qui en est le prolongement sur le plan spirituel, le seul rempart qui puisse protéger les jeunes contre la vie en représentation, contre cette soumission volontaire aux désirs de la foule, qui rappelle la soumission involontaire des esclaves ayant la vedette dans les cirques romains. Faut-il rappeler qu'en raison notamment de l'importance croissante des médias dans la vie des gens, l'aliénation par le spectacle, par les modes, par ce que le philosophe Heidegger appelait le « on » est un risque permanent, plus grand peut-être dans les arts que dans le sport ?

Les sports olympiques eux-mêmes, en raison de l'ascèse qu'ils exigent, ne suscitent pas un engouement aussi fort que le désir de devenir une vedette de la chanson, facilement et rapidement, grâce à la télé réalité. Et les caméras de télévision ne suivent pas encore les plongeurs dans leur chambre à coucher.

L'authenticité et la pensée personnelle sont aussi la meilleure protection que l'on puisse se donner contre la démesure. Quand on va au-delà de ses forces ou de ses talents, le plaisir se transforme en souffrance et l'on n'a aucune raison de supporter cette souffrance… à moins que le plaisir recherché ne soit pas celui que donne l'exercice, mais celui que l'on tire de l'approbation de la foule. Comme il s'agit alors d'un plaisir abstrait, oscillant en fonction des millièmes de secondes gagnées ou perdues, il n'a pas de limite. Il n'y a pas de limites non plus aux sacrifices que l'on est prêt à s'imposer pour se procurer un tel plaisir. Dans cette logique, le recours aux drogues est presque inévitable; si le but est l'approbation de la foule, pourquoi s'imposer des exercices encore plus rigoureux et douloureux, alors qu'une drogue permet d'atteindre le même but plus sûrement ? Que peut-il advenir des jeunes dans les écoles qui ont adopté cet idéal du podium? N'ayant pour la plupart ni le goût, ni la volonté de faire le nécessaire pour atteindre ce but, ils feindront de mépriser les forts en ascèse sportive et préféreront pour eux-mêmes la passivité. Ce qui semble être la situation dans bien des écoles d'Amérique du Nord, à en juger par le taux d'obésité des jeunes et par les témoignages de professeurs d'éducation physique entendus dans les médias à l'occasion des Jeux.

Il vaudrait mieux offrir à ces jeunes des sports et des jeux qui leur procureraient plus de plaisirs réels au moment présent que de plaisirs d'opinion lointains. Mais objectera-t-on: ne les priverait-on pas ainsi d'une occasion d'accéder à la gloire? On peut très bien satisfaire son besoin de gloire en montant sur le podium de son école ou de l'équipe de soccer de son quartier. Ce sont les qualités de l'athlète en tant que personne qui font la valeur de la gloire et non le tapage entourant ses exploits. La gloire ne dépend pas du nombre de spectateurs. Dans la mesure où elle est le rayonnement, l'écho de la qualité exceptionnelle d'un être, elle mérite le plus grand respect, quel que soit le nombre de spectateurs.

Dans toute bonne éducation, le faire est subordonné à l'être et l'on s'efforce de réduire l'écart qui les sépare. C'est le contraire qui se produit en ce moment dans les sports et l'écart entre le souci de l'être et les objectifs du faire ne cesse de se creuser. C'est pourquoi, même si l'on conserve une préférence pour les beaux athlètes, même si l'on préfère les plongeuses chinoises aux lanceuses du poids caucasiennes, on trouve normal que des athlètes déforment à jamais leur corps et hypothèquent leur santé pour pouvoir monter sur un podium. On nous objectera que la force, à la fois physique et spirituelle, est une qualité de l'être. Soit, mais à quelles conditions? Notre corps est tantôt une lyre, tantôt un levier, selon que nous l'utilisons pour exprimer nos sentiments ou pour soulever un poids. L'idéal, parfaitement formulé par Platon, est que chacun acquière à la fois la force du levier et la sensibilité de la lyre. L'harmonie intérieure et la beauté extérieure qui en est le signe sont à ce prix.

« — N'as-tu pas remarqué, dis-je, quel est le caractère des gens qui pratiquent assidûment la gymnastique sans toucher à la musique, et de ceux qui font l'inverse ?
— De quoi, dit-il entends-tu parler ?
— De la sauvagerie et de la dureté des uns, dis-je, de la mollesse et de la douceur des autres.
— Oui, dit-il, j'ai remarqué que ceux qui s'adonnent uniquement à la gymnastique y contractent une brutalité excessive, et que ceux qui cultivent exclusivement la musique deviennent d'une mollesse dégradante.
— Et cependant, repris-je, cette brutalité vient d'un naturel ardent, qui, bien dirigé, se tourne en courage, mais qui, trop tendu, aboutit naturellement à une intraitable dureté.
— Je le crois, dit-il.
— Et la douceur ne vient-elle pas d'un caractère philosophe,
qui, trop relâché, devient plus mou que de raison, tandis que, bien dirigé, il reste doux et réglé ?
— C'est exact. Or nous prétendons que ces deux
naturels doivent se trouver réunis dans nos guerriers.
— Il le faut en effet.
— Il faut donc les mettre en harmonie l'un avec
l'autre.
— Sans aucun doute.
— Et leur harmonie rend l'âme à la fois tempérante
et courageuse.
— Assurément.
— Et leur désaccord la rend lâche et brutale.
— Oui, certainement.»1

Kalos kai Agathos. Beau et bon (au sens de courageux) ! C'est toujours cet idéal qu'il faut viser en éducation.Tant pis si la recherche d'une telle harmonie réduit les chances de gagner des médailles aux Jeux olympiques. S'il faut tout de même monter sur quelques podiums pour le prestige du pays, formons, en dehors des maisons d'éducation, de petites équipes de professionnels bien rémunérés et confions leur entraînement aux meilleurs experts en génie musculaire

1. Platon, La République, Les Belles Lettres, trad. Emile Chambry, Paris 1959, 410d à 411a.

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