Déclaration commune sur Haïti

Texte d'une déclaration commune des Etats-Unis, de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et du Canada. Cette déclaration a été émise à Washington D.C. le 13 février 2004.
Nous nous sommes réunis aujourd'hui pour coordonner les efforts visant à appuyer une solution pacifique, négociée, démocratique et constitutionnelle à la crise politique en Haïti. Nous partageons les profondes préoccupations que causent les souffrances du peuple haïtien et nous déplorons les pertes de vies humaines qui se sont produites pendant la dernière vague de violence et d'inobservation des lois. Nous condamnons de tels actes de violence et nous lançons un appel au Gouvernement haïtien pour qu'il respecte les droits, notamment les droits de la personne, de tous les citoyens et résidents d'Haïti, et nous appelons tous les Haïtiens à respecter l'État de droit. Nous lançons aussi un appel au Gouvernement haïtien et à toutes les autres parties pour qu'ils fassent en sorte que toutes les personnes qui en ont besoin à travers le pays puissent s'approvisionner en carburant, en nourriture et en médicaments.

Nous exhortons le Gouvernement haïtien à mettre en œuvre les mesures envers lesquelles il s'est engagé en vertu des résolutions 806, 822 et 1959 de l'OÉA et réitérées par son adhésion à la présente initiative lancée par la Communauté des Caraïbes. Ce n'est qu'à travers la mise en œuvre urgente de mesures d'encouragement de la confiance décrites dans ces documents qu'un consensus pourra être réuni pour faciliter une solution à la crise politique en Haïti, conformément à la Charte démocratique interaméricaine.

Nous demandons spécifiquement à l'opposition politique et la société civile d'agir de manière responsable, de s'abstenir de tout acte de violence, d'assumer leurs responsabilités et de s'engager dans le processus démocratique conformément à la proposition de la CARICOM.

Alors que le Gouvernement haïtien va de l'avant avec ces mesures, la communauté internationale entamera de nouveaux efforts pour rétablir l'État de droit, notamment en ce qui concerne la professionnalisation de la Police Nationale Haïtienne. Grâce à ces mesures, nous nous attendons à ce que tous les Haïtiens soient capables de jouir à nouveau de leurs libertés consacrées par la Constitution et de participer de manière significative au processus démocratique.

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