Sens (philos.)

Le sens est l’orientation d’un être relativement à une valeur.

Ainsi le marcheur débouchant sur un chemin le prendra dans le bon ou le mauvais sens selon sa destination. Ainsi le sens de la lecture est le bon ordre pour déchiffrer les signes écrits afin que leur réunion devienne un message compréhensible.

Essentiel

Se prononcer sur le sens c’est toujours porter un jugement de valeur en situant un être relativement à la bipolarité du bon et du mauvais, ou du Bien ou du Mal.
Si un journaliste écrit « Le discours du Président n’a pas réussi à éteindre le mouvement de contestation », il juge négativement le sens historique de cet acte politique qu’a été le discours.

Les Stoïciens avaient créé un mot spécifique et parlant pour exprimer ce domaine, mouvant, impalpable, mais pourtant omniprésent, du sens : ils parlaient d’incorporels.
Les Stoïciens étaient rigoureusement matérialistes. La raison en chacun est un feu intérieur, et l’esprit est le souffle, s’exprimant donc aussi par la respiration, provenant de ce feu. Les sensations sont le mélange des émanations des corps extérieurs avec notre corps, et les représentations, les traces de ces mélanges.
Si donc ils parlaient d’incorporels à propos du sens des réalités, c’est qu’il ne pouvaient pas le réduire à un réalité matérielle.
Tel est le domaine du sens – ce qui, même en pensée, est irréductible à la matière – ce qui est absolument irréductible à la matière. C’est pourquoi les Stoïciens ne pouvaient que le nommer de manière négative ; et ils se contentaient de dire qu’il ne fait pas partie du monde et est seulement relatif aux humains dans leur relation avec les corps.

Essentiel

Se prononcer sur le sens c’est toujours porter un jugement de valeur en situant un être relativement à la bipolarité du bon et du mauvais, ou du Bien ou du Mal.
Si un journaliste écrit « Le discours du Président n’a pas réussi à éteindre le mouvement de contestation », il juge négativement le sens historique de cet acte politique qu’a été le discours.

Les Stoïciens avaient créé un mot spécifique et parlant pour exprimer ce domaine, mouvant, impalpable, mais pourtant omniprésent, du sens : ils parlaient d’incorporels.
Les Stoïciens étaient rigoureusement matérialistes. La raison en chacun est un feu intérieur, et l’esprit est le souffle, s’exprimant donc aussi par la respiration, provenant de ce feu. Les sensations sont le mélange des émanations des corps extérieurs avec notre corps, et les représentations, les traces de ces mélanges.
Si donc ils parlaient d’incorporels à propos du sens des réalités, c’est qu’il ne pouvaient pas le réduire à un réalité matérielle.
Tel est le domaine du sens – ce qui, même en pensée, est irréductible à la matière – ce qui est absolument irréductible à la matière. C’est pourquoi les Stoïciens ne pouvaient que le nommer de manière négative ; et ils se contentaient de dire qu’il ne fait pas partie du monde et est seulement relatif aux humains dans leur relation avec les corps.

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