meraude

"Les splendides nuances de l’émeraude nous rappellent la plupart des teintes variées des ondes de la mer. Lorsque l’on parcourt l’Océan dans toute son étendue, on est frappé des différentes couleurs qu’il présente; tantôt un bleu d’azur superbe, qui défie les plus beaux saphirs; d’autres fois un vert admirable : on dirait de l’émeraude liquide; puis il passe par toutes les nuances que l’on peut imaginer entre ces deux teintes principales : bleu sombre, bleu gris, vert bleu, vert jaunâtre, vert gris, vert sombre, etc. Je me rappelle qu’avec mes compagnons au long cours, pleins d’une profonde mélancolie, inspirée par les vastes solitudes orageuses, nous restions quelquefois des heures entières appuyés sur les rembards du navire, à contempler le magnifique spectacle que nous présentaient les flots au vert bleuâtre que nous sillonnions en fuyant, et qui ont donné leur nom à l’une des variétés les plus distinguées de la gemme que nous allons étudier, à l’aigue-marine (eau de mer).

L’émeraude est composée en général de silice (68 parties), d’alumine (12), de glucine (14). C’est une des moins dures entre les pierres précieuses, elle éclate facilement. On l’estime surtout pour sa couleur verte, suave et veloutée. Elle tire son nom du latin smaragdus (…), transformé en esmeralda, émeraude.

Les variétés d’émeraudes qui sont bleuâtres prennent le nom d’aigues-marines; celles qui sont d’un vert jaunâtre, celui de béryl. L’émeraude dite orientale est une variété de coridon hyalin d’un beau vert de prairie, avivé ou foncé, mais très limpide et d’un velouté qui charme l’œil. (…)

Ces pierres précieuses se trouvent principalement dans les contrées méridionales de l’ancien monde et au Pérou. Les anciens les tiraient surtout du mont Zabaralo, situé dans la Haute-Égypte, près de la mer Rouge."

Jean Rambosson, Les pierres précieuses et les principaux ornements, Paris, Firmin-Didot, 1884, p. 110-111.

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