Flynn Edmund James

16 / 11 / 1847-07 / 06 / 1927
L'honorable Edmund James Flynn est né à Percé, le 16 novembre 1847, du mariage de James Josuah Flynn, natif de Gaspé, et de Elisabeth Tostevin, originaire de Guernesey.

Il fit ses études classiques au Séminaire de Québec, où il obtint le diplôme de bachelier ès lettres.

Le 16 septembre 1873, il est admis au Barreau après avoir obtenu sa licence en droit de l'Université Laval, à Québec.

Dès l'année suivante, l'Université Laval lui confie la chaire de droit romain, dont il demeure le titulaire jusque peu avant sa mort.

Candidat défait à l'élection fédérale de 1874 et aussi aux élections provinciales de 1875 et 1877, dans le comté de Gaspé, il est élu député libéral de Gaspé, en 1878, et siège à l'Assemblée législative jusqu'à 1904. Il abandonne son chef Sir Henri Joly, le 28 octobre 1879, et se range du côté de l'opposition. Appelé à faire partie du cabinet de coalition Chapleau en 1879, en qualité de Solliciteur général, il conserve ce portefeuille comme membre du cabinet Ross de 1884 à 1887. À l'élection fédérale de 1891, il est défait comme candidat dans le comté de Québec. Lors de la chute du ministère libéral Mercier, en décembre 1892, il fait partie du cabinet Taillon, en qualité de Commissaire de terres de la Couronne, charge qu'il remplit jusqu'à la retraite de Taillon, en mai 1896.

Le 11 mai 1896, le lieutenant-gouverneur le convie à former un ministère. Premier ministre, il conserve le portefeuille de Commissaire des terres de la Couronne.

Son gouvernement ayant été défait à l'élection provinciale, le 28 juillet 1897, il dut céder la place au ministère libéral de Félix-Gabriel Marchand. Le 7 décembre 1900, il brigue de nouveau les suffrages et est élu député de Nicolet.

Bâtonnier du Barreau de Québec de 1907 à 1909, il est nommé juge de la Cour supérieure en 1912, et promu à la Cour du Banc du Roi, le 26 juin 1920.

Il meurt à Québec, le 7 juin 1927.

Il avait épousé en premières noces, en mai 1875, Augustine Côté, fille d'Augustin Côté, propriétaire du Journal de Québec. De cette union naquirent onze enfants, dont quatre survécurent. Devenu veuf, il épousa Cécile Pouliot, veuve d'Eugène Globensky.

Sous son régime, il protégea les nouveaux colons en votant une loi qui empêchait la saisie de leurs terres et bestiaux. Il supprima de même le privilège des propriétaires qui pouvaient pendant trente mois couper du bois debout sur les fermes des colons.

Source: Biographies canadiennes-françaises, 1965, p. 69



En marge de la Conférence de Glasgow