Claytonie

Fleur des bois d'origine américaine. L'une des première à paraître au printemps.
(Voir le Sentier des fleurs sauvages)

Plante vivace, TIGE (10 à 20 cm) fine et souple; FEUILLES en paires, un peu charnues, de forme allongée, à pointe ronde ou lancéolée; nettement plus longues chez la claytonia virginica (environ 8 fois aussi longues que large). FLEURS en grappes très lâches (diam 10 à 15), à cinq pétales portés par deux sépales. Pétales parfois blancs, le plus souvent veinés de rose, entourant cinq étamines roses et un pistil étoilé.

Pousse au début du printemps (avril, mai) dans les bois, surtout les érablières.

En décembre, quand les bois paraissent sans vie, les boutons de claytonies verdissent déjà sous la neige! La plante possède un long réseau de racines souterraines, ce qui lui permet de fleurir très tôt au printemps, en même temps que la sanguinaire et souvent en sa compagnie. Ses autres voisines: la violette, le trille et l'érythrone.

L'odeur de la claytonie est exquise, comparable à celle du lilas. Plusieurs espèces d'insectes la recherchent.

Le frère Marie-Victorin remarque:
«La claytonie a une méthode remarquable pour disperser ses graines et conquérir le parterre humide du sous-bois. Les boutons sont d'abord renversés par la courbure particulière du pédoncule. Un peu avant l'anthèse, ces boutons se redressent et la fleur s'épanouit, face au soleil. Puis le pédoncule se recourbe à nouveau, pendant que la fleur se flétrit, mais à la maturité de la capsule il se redresse encore. À ce moment, celle-ci éclate et projette les graines à une distance qui peut atteindre 60 cm.»1
1.frère Marie-Victorin, Flore Laurentienne, Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1964, p.202

Essentiel

« (...)
le délire grêle dans les espaces de ma tête
claytonies petites blanches claytonies de mai
pourquoi vous au fond de la folie mouvante ?»

Gaston Miron, Monologues de l'aliénation délirante, in L'homme rapaillé
(poème entier en ligne).

Essentiel

« (...)
le délire grêle dans les espaces de ma tête
claytonies petites blanches claytonies de mai
pourquoi vous au fond de la folie mouvante ?»

Gaston Miron, Monologues de l'aliénation délirante, in L'homme rapaillé
(poème entier en ligne).

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