Le geai paré des plumes du paon

Jean La Fontaine
Cette fable de La Fontaine nous rappelle qu'au XVIIe siècle, la propriété littéraire n'était pas protégée et le plagiat était fréquent.
Un paon muait : un geai prit son plumage;
            Puis après se l'accommoda;
Puis parmi d'autres paons tout fier se panada,
            Croyant être un beau personnage.
Quelqu'un le reconnut : il se vit bafoué,
            Berné, sifflé, moqué, joué,
Et par messieurs les paons plumé d'étrange sorte;
Même vers ses pareils s'étant réfugié,
            Il fut par eux mis à la porte.
Il est assez de geais à deux pieds comme lui,
Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui,
            Et que l'on nomme plagiaires.
Je m'en tais, et ne veux leur causer nul ennui :
            Ce ne sont pas là mes affaires.

Autres articles associés à ce dossier

Qu'est-ce que le plagiat?

Jean-François Revel

Quand l'amnnésie des médias sert les voleurs à la tire.

Le plagiat ou l'illusion de penser

Maurice Lagueux

Maurice Lagueux associe ici le plagiat, devenu un modus vivendi, à une maladie de la culture. Les passages que nous citons ici sont tirés d'un arti




Nos suggestions