La «révolution copernicienne» de la pédagogie
«"Le vingtième siècle sera le siècle de l'enfant": dans quelle mesure cette prophétie d'Hellen Key s'est-elle réalisée, et comment, il est encore trop tôt pour le dire. Ce qu'on sait, en tout cas, c'est qu'elle n'est pas restée lettre morte. La psychologie de l'enfant a renouvelé la connaissance de l'homme. La pédagogie prétend, avec Claparède, avoir accompli sa "révolution copernicienne" en centrant l'éducation non plus sur l'adulte à venir, mais sur l'enfant, sur ses intérêts et son expérience à lui. Autre fait décisif: la découverte du concept de "jeunesse", qui est en passe de devenir l'absolu de la conscience collective du monde moderne. Un auteur du XVIIe siècle pouvait écrire que la vie humaine ne commence qu'à vingt ans, quand la raison l'emporte sur l'aveuglement et les passions du premier âge: "Avant ce terme, l'on est enfant, et un enfant n'est pas un homme". Aujourd'hui, on tendrait à croire qu'un homme perd toute valeur, toute beauté, tout crédit, voire toute raison d'être à mesure qu'il s'éloigne de ses vingt ans, qu'on cesse d'être homme du moment qu'on cesse d'être jeune. Aujourd'hui, il n'y a plus de grandes personnes. Et c'est pourquoi il est si difficile d'être adulte.»
OLIVIER REBOUL, «L'adulte: mythe ou réalité», Revue Critère, juin 1973
La tragédie de l’enfance, âge d’harmonie et d’insouciance, c’est qu’elle est aussi délicieuse qu’éphémère. Chacun rêve de la retrouver, tout en sachant fort bien que le temps et les nécessités de la condition humaine nous en élo
Jacques Dufresne Notre ami Émile est mort le 25 juin dernier à 91 ans. Si on devait nommer cinq personnes qui ont joué un rôle de premier plan au vingtième siècle en éducation au Québec, il ferait partie de cette liste.
Richard Lussier Tout ressentiment collectif ne finit pas nécessairement dans un bain de sang, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il ne soit pas dommag