Clématite

Plante indigène d'Amérique.
(Voir le Sentier des fleurs sauvages)

Clématite de Virginie:
plante grimpante sur la roche et sur les arbres; feuilles poussant par groupe de trois, chacune divisée en trois folioles, fleurs blanches (diam. 16 à 20 mm) portant 4 ou 5 sépales à l'apparence de pétales, inflorescence en panicule. Fruit gris et plumeux, d'où le nom anglais de «Old Man's Beard» (barbe de vieillard).

Fleurit en été à la lisière des bois et dans les lieux ouverts.





Au Québec, on la trouve surtout au sud et à l'ouest et dans la vallée de la Matapédia.
Présente aussi au Manitoba et au sud de la Nouvelle-Écosse.
« Le nom d'herbe aux gueux appartient proprement à une espèce vicariante d'Europe, le C. vitalba, qui doit ce nom à des propriétés irritantes et à l'emploi qu'en faisaient les mendiants; pour exciter la pitié publique ceux-ci s'infligeaient des ulcérations artificielles par l'application des feuilles. Notre C. virginiana, qui n'a jamais servi à pareil usage, est une plante aussi remarquable par ses masses de fleurs blanches que par ses fruits à aigrette plumeuse; les unes et les autres sont des objets frappants sur nos haies, au printemps et à l'automne. - Les fleurs blanches, et le nectar, attirent de nombreux insectes, surtout les mouches. C'est la dernière de nos Renonculacées à fleurir, et l'anthèse de la Clématite trouve la faune entomologique anthophile à son maximum. »1
1. Frère Marie-Victorin, Flore Laurentienne, Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1964, p.222.

Essentiel

Dans le langage des fleurs, la clématite est associée au désir amoureux, mais peut aussi évoquer la tromperie et le jeu.

«La violette aux yeux d’azur
Sourit dans l’herbe aux marguerites,
Sur le chaume, aux flancs du vieux mur,
Tremblent au vent les clématites,
Sur la robe verte des prés
Boutons d’or et pavots pourprés
Balancent leur tête fleurie ;
Mais, ô fleurs ! ô champs diaprés !
Vous ne m’êtes plus rien, — hélas ! Elle est partie.»

Auguste Lacaussade (1817-1897), poète réunionnais, Insania, Chanson de mai.

Essentiel

Dans le langage des fleurs, la clématite est associée au désir amoureux, mais peut aussi évoquer la tromperie et le jeu.

«La violette aux yeux d’azur
Sourit dans l’herbe aux marguerites,
Sur le chaume, aux flancs du vieux mur,
Tremblent au vent les clématites,
Sur la robe verte des prés
Boutons d’or et pavots pourprés
Balancent leur tête fleurie ;
Mais, ô fleurs ! ô champs diaprés !
Vous ne m’êtes plus rien, — hélas ! Elle est partie.»

Auguste Lacaussade (1817-1897), poète réunionnais, Insania, Chanson de mai.

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