Climat

«Le climat peut se définir comme la distribution statistique des conditions météorologiques prévalant dans les basses couches de l'atmosphère où vivent les hommes. Celles-ci sont le résultat de mécanismes variés mettant en jeu l'énergie reçue du soleil, le rayonnement tellurique, la composition chimique de l'atmosphère, la rotation de la Terre, la topographie des continents, la dynamique des deux fluides que sont l'atmosphère et océan, le cycle de l'eau, la végétation et l'hydrologie des sols.

La circulation de l'atmosphère et de l'océan détermine les climats régionaux et assure le transport de l'énergie des tropiques vers les pôles, et plus généralement, des régions excédentaires vers les régions déficitaires. Les grandes caractéristiques du climat sont associées dans les tropiques, à la circulation de Hadley-Walker qui module les saisons des pluies équatoriales et les déserts subtropicaux ; et dans les moyennes latitudes, aux contrastes thermiques qui induisent des régimes de temps dominés par d'incessantes perturbations.

Enfin, le climat n'est jamais réellement en équilibre: il varie à toutes les échelles de temps sous l'effet des effets tectoniques, des fluctuations du mouvement orbital de la Terre, des variations de l'irradiation solaire, et aujourd'hui, des perturbations planétaires dues à l'activité des hommes...»

Tiré de: Le climat: mécanismes et variabilité, par Robert Sadourny. Qu'est-ce que L'Univers?, Paris, Éditions Odile Jacob, 2001. Conférence prononcée dans le cadre de L'Université de tous les savoirs (UTLS)

Enjeux

Le protocole de Kyoto

«Le protocole de Kyoto à la Convention-cadre des Nations Unies (1992) sur les changements climatiques renforce la réponse internationale à l'évolution du climat. Adopté par consensus à la troisième session de la Conférence des Parties, en décembre 1997, il contient de nouveaux objectifs pour les émissions des pays de l'annexe I (pour l'essentiel : membres de l'OCDE et Etats d'Europe centrale et de l'Est), pour la période postérieure à l'an 2000. Il a l'ambition de mettre un terme à la hausse des émissions de gaz à effet de serre que ces pays ont connue depuis 150 ans.

Les pays développés se sont engagés à réduire leurs émissions collectives de six gaz à effet de serre fondamentaux d'au moins 5,2%. Cet objectif de groupe doit être atteint par des réductions réparties comme suit : 8% de réduction pour l'Union européenne, la Suisse et la plupart des États de l'Europe de l'Est et Centrale ; 7% de réduction pour les Etats-Unis ; 6% pour le Canada, la Hongrie, le Japon, et la Pologne. La Russie, la Nouvelle Zélande, et l'Ukraine doivent stabiliser leurs émissions. Les objectifs fixés doivent être atteints par chaque pays au cours de la période 2008-2012.

Un statut particulier a été réservé aux Européens, qui se sont engagés collectivement à réduire leurs émissions de 8%. L'effort est réparti en fonction des niveaux d'émissions d'ores et déjà atteints. (...)

Puisque le niveau des émissions augmenterait sans le Protocole, les réductions engendrées par le Protocole de Kyoto seront, en fait, bien supérieures à 5%. Par rapport à l'an 2000, la totalité des réductions avoisinera les 10%. Par rapport aux niveaux auxquels il faudrait s'attendre en 2010, sans mesures pour réglementer les émissions, les objectifs fixés par le Protocole représentent une réduction de 30%.

Les pays vont disposer d'un certain degré de souplesse quant aux manières d'effectuer et de mesurer la réduction de leurs émissions. L'essentiel de l'effort de maîtrise devra être accompli par des mesures nationales de contrôle et de réduction. Mais un régime international d'"échanges de droits d'émissions" sera créé entre pays industrialisés. Ils auront également la possibilité d'acquérir des "unités de réduction des émissions" en finançant des projets dans d'autres pays développés. De plus, un "mécanisme pour un développement propre" leur permettra de financer des projets pour réduire les émissions dans les pays en développement et d'être crédités pour ce faire.»
Site de la Présidence de la République française

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Le CNRS répond à ces questions:

Pourrait-on revoir des périodes de glaciation?

Quelles sont les conséquences de l'effet de serre et de l'industrialisation sur ces phénomènes?

Qu'est-ce qui fait que la pression du CO2 augmente?

Quels sont les moyens dont on dispose pour étudier les climats dans le temps?

Existe-t-il un véritable réchauffement de l'atmosphère et ce phénomène est-il temporaire?

Est-ce que l'élevage intensif joue un rôle dans l'effet de serre?

Quel est le rôle de l'océan dans la régulation de la quantité de gaz carbonique dans l'atmosphère?

Où se situent les principaux trous de la couche d'ozone et pourquoi se situent-ils à ces endroits?

L'avancée des océans sur les côtes est-elle réelle et si oui quelles pourraient en être les conséquences?

Quelles sont les influences possibles du volcanisme actif sur l'atmosphère et le climat?

Les variations anthropiques du climat sont-elles prévisibles?

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