Scrutin

Manière de recueillir, dans une boîte ou dans un ordinateur, les suffrages par des billets pliés ou par un signe quelconque inséré dans un formulaire virtuel. On distingue trois grands modes de scrutin: Le système majoritaire, le système proportionnel et le système hybride.

Essentiel

Dans le choix d'un système pour un pays, il ne suffit pas de comparer dans l'abstrait les avantages que chacun présente, il faut tenir compte des particularités du pays en cause, de ses traditions et de ses moeurs politiques. Il faut aussi prendre en considération des valeurs autres que l'égalité et la représentativité. En accordant à chaque vote la même valeur, on présuppose que les individus ont beaucoup plus d'importance que les collectivités auxquelle ils appartiennent. On peut estimer que cette importance accordée à l'individu est trop grande et préférer le système majoritaire pour cette raison.

Le cas du Québec soulève cette question et plusieurs autres de même nature. On peut considérer comme anti-démocratique le fait que les anglophones votent à 90% pour le parti libéral et estimer que le système majoritaire est bon parce qu'il dévaforise ce comportement. Les mêmes anglophones ont eu jadis leurs comtés protégés, en Estrie notamment. La même tradition britannique ne justifie-t-elle pas l'existence aujourd'hui de comtés francophones protégés, non pas légalement, mais en raison d'une conjoncture passagère peut-être?

Le système proportionnel, abstrait, mathématique, favorise les débats d'idées et la responsabilité des élus eu égard aux principes de leur parti. Plus enraciné, le système majoritaire favorise les débats d'intérêts et la responsabilité des élus à l'endroit des citoyens de leur circonscription. Le premier rappelle le sytème métrique, le second le système de mesure anglais.

L'histoire nous apprend que le mode de scrutin a progressé en suivant deux grands critères: l'élection doit être sans ambiguïtés et engager la responsabilité de l'électeur.

Essentiel

Dans le choix d'un système pour un pays, il ne suffit pas de comparer dans l'abstrait les avantages que chacun présente, il faut tenir compte des particularités du pays en cause, de ses traditions et de ses moeurs politiques. Il faut aussi prendre en considération des valeurs autres que l'égalité et la représentativité. En accordant à chaque vote la même valeur, on présuppose que les individus ont beaucoup plus d'importance que les collectivités auxquelle ils appartiennent. On peut estimer que cette importance accordée à l'individu est trop grande et préférer le système majoritaire pour cette raison.

Le cas du Québec soulève cette question et plusieurs autres de même nature. On peut considérer comme anti-démocratique le fait que les anglophones votent à 90% pour le parti libéral et estimer que le système majoritaire est bon parce qu'il dévaforise ce comportement. Les mêmes anglophones ont eu jadis leurs comtés protégés, en Estrie notamment. La même tradition britannique ne justifie-t-elle pas l'existence aujourd'hui de comtés francophones protégés, non pas légalement, mais en raison d'une conjoncture passagère peut-être?

Le système proportionnel, abstrait, mathématique, favorise les débats d'idées et la responsabilité des élus eu égard aux principes de leur parti. Plus enraciné, le système majoritaire favorise les débats d'intérêts et la responsabilité des élus à l'endroit des citoyens de leur circonscription. Le premier rappelle le sytème métrique, le second le système de mesure anglais.

L'histoire nous apprend que le mode de scrutin a progressé en suivant deux grands critères: l'élection doit être sans ambiguïtés et engager la responsabilité de l'électeur.

Articles


Les effets des différents systèmes électoraux sur les élections de 1998

Hadrien Collin
L'auteur de ce texte et du logiciel qui y est présenté, Hadrien Collin, est âgé de 16 ans. Il s'agit d'un projet personnel qu'il a présenté à l'École secondaire de l'Île de Hull, le 11 avril 2003.

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