Sacré

Par ce terme, on désigne ce qui a été et demeurerait d'une manière universelle l'objet de toute religion, que celle-ci soit ancienne ou moderne. En effet, comme dit Robert Tessier, « les signifiants référant originellement à un univers religieux transcendant assureraient encore dans les sociétés aux institutions sécularisées la fonction du sacré, qui est de tisser des liens de solidarité entre individus, groupes et sociétés dans l'humanité. Ces représentations situeraient symboliquement les acteurs sociaux dans un même espace sémique, constituant leur identité commune: la société. »

ROBERT TESSIER, Déplacements du sacré dans la société moderne, Québec, Bellarmin, 1994, p. 170.

Essentiel

« Le sacré se rapporte obligatoirement à ce qui est la condition nécessaire de l’homme, l’inévitable, ce qui lui est imposé, ce qu’il vit sans rémission possible. Il faut qu’il assigne à cette condition un caractère dernier parce qu’elle est inévitable. Il faut qu’il lui impose une valeur parce qu’elle lui est imposée. Il faut qu’il la mue dans l’ordre du sacré parce que lui-même ne peut se concevoir hors de cet ordre-là. C’est la vocation désespérée d’une prétention à la maîtrise de ce qui lui échappe, à la liberté dans la nécessité.

On est toujours saisi par le caractère restrictif du sacré, imposant tabous, limites, prescriptions, mais en réalité l’institution du sacré est l’affirmation par l’homme d’un ordre du monde et d’un ordre du monde qu’il connaît, qu’il désigne et qu’il nomme. Le sacré, c’est pour l’homme la garantie qu’il n’est pas jeté dans un espace incohérent, dans un temps illimité. »

JACQUES ELLUL, Les Nouveaux Possédés, Paris, Fayard, 1973, pp. 69-70.

* * *


« La transcendance est une caractéristique essentielle du sacré. Ce qui est consacré, pur, est mis à part, il transcende le monde dont il est séparé:
1° ce qui est sacré est séparé, mis à l’écart du profane, parfois interdit, souvent inviolable;
2° ce qui est sacré est saint, du domaine de l’incompréhensible, du Tout-Autre. »

Benoit Frund

Essentiel

« Le sacré se rapporte obligatoirement à ce qui est la condition nécessaire de l’homme, l’inévitable, ce qui lui est imposé, ce qu’il vit sans rémission possible. Il faut qu’il assigne à cette condition un caractère dernier parce qu’elle est inévitable. Il faut qu’il lui impose une valeur parce qu’elle lui est imposée. Il faut qu’il la mue dans l’ordre du sacré parce que lui-même ne peut se concevoir hors de cet ordre-là. C’est la vocation désespérée d’une prétention à la maîtrise de ce qui lui échappe, à la liberté dans la nécessité.

On est toujours saisi par le caractère restrictif du sacré, imposant tabous, limites, prescriptions, mais en réalité l’institution du sacré est l’affirmation par l’homme d’un ordre du monde et d’un ordre du monde qu’il connaît, qu’il désigne et qu’il nomme. Le sacré, c’est pour l’homme la garantie qu’il n’est pas jeté dans un espace incohérent, dans un temps illimité. »

JACQUES ELLUL, Les Nouveaux Possédés, Paris, Fayard, 1973, pp. 69-70.

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« La transcendance est une caractéristique essentielle du sacré. Ce qui est consacré, pur, est mis à part, il transcende le monde dont il est séparé:
1° ce qui est sacré est séparé, mis à l’écart du profane, parfois interdit, souvent inviolable;
2° ce qui est sacré est saint, du domaine de l’incompréhensible, du Tout-Autre. »

Benoit Frund

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