Chevalier Weilbrenner Richard

Traducteur, écrivain, essayiste, pamphlétaire, peintre et poète, Richard Chevalier Weilbrenner est connu surtout pour sa contri­bution au débat sur la langue au Québec et ses prises de position sur la question nationale. Sa participation remarquée aux consultations de la commisison des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française (2000) a fait l’objet d’une recension dans les principaux journaux du Québec et dans un quotidien de langue anglaise d’Ottawa. De 1999 à 2003, il publie une série d’essais sur les usages québécois de la langue française, lesquels, selon lui, s’écartent dangereusement de la norme suivie dans les autres pays de la grande Francophonie. Observateur inquiet pour l’avenir de la langue française et du fait français en Amérique, il porte un jugement sévère sur la faillite de l’enseigne­ment de la langue maternelle dans les écoles de même que sur les comportements linguistiques des élites, qu’il tient responsables du fossé qui s’élargit entre langue correcte et langue bâclée. À cet égard, il n’hésite pas à s’en prendre à ceux qui occupent le som­met de la chaîne langagière, c’est-à-dire les artisans de la radio et de la télévision publiques, ce qui lui vaudra de se faire de nombreux ennemis.

Sur la question nationale, il adopte une position claire, longuement réfléchie, inébranlable. Il affirme que le Canada et le Québec ont mutuellement intérêt à négocier de bonne foi un nouveau statut juridique pour les deux parties. Ses arguments, à cet égard, semblent irréprochables, à telle enseigne que nul ne les a jamais réfutés. Lors de la rencontre de Calgary (1997), il a adressé à tous les premiers ministres, à tous les chefs d’opposition, à l’Assemblée des Premières Nations et à d’autres instances influentes du Canada et du Québec une proposition en dix points qui, si elle avait été adoptée, n’aurait fait que des gagnants : toutes les parties y auraient trouver leur compte. Le Canada que Richard Chevalier Weilbrenner proposait serait un pays qui ferait une place honorable au Québec, à ses fondateurs, ses Premières Nations, ses nouveaux arrivants, et qui existerait et se définirait par la volonté de tous, et non par celle de quelques individus animés par l’ivresse du pouvoir. Cette proposition n’a pas plu aux chefs politiques, du moins ceux qui ont accusé réception de sa lettre. Là-dessus, cependant, le dernier mot n’aurait pas été dit.

Richard Chevalier Weilbrenner a publié récemment un recueil de poésies intitulé Apothéose de la solitude, suivi de Le Maître des Étoiles aux Éditions Cartouche. La première partie de ce premier recueil se compose d’exercices d’écriture quasi automatique, la seconde de poèmes en vers libres dissimulant ici et là quelques alexandrins.

Après une carrière de plus de 40 ans comme traducteur qui l’aura amené à toucher à presque tous les domaines d’activité humaine, il a décidé de rompre les amarres et de lever la voile vers d’autres horizons et de se livrer à part entière à ce qu’il aime le plus et à ce qu’il fait le mieux : écrire, peindre, faire un peu de musique, toujours. À cet égard, il a plusieurs projets sur le métier, notamment la rédaction d’un manifeste à la défense de la langue française.

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