Curtiz Michael

1888 -1962

Débuts

 

            Naturalisé Américain dans les années 1920, Michael Curtiz naît dans la Hongrie impériale de la fin du XIXè siècle. Il s’appelle alors Mihaly Kertesz. Issu d’une famille Juive de condition aisée, le jeune Magyar se passionne rapidement pour le Théâtre. Il devient comédien puis, s’essaie à la mise en scène. Son talent et son autorité naturelle lui permettent de prendre part aux débuts de l’industrie cinématographique de son pays. C’est ainsi qu’en 1912, il réalise le premier film de sa très riche carrière : Le dernier bohème (Az Utolso Bohem).

 

 

Particularités

 

            Michael Curtiz fut l’élève des maîtres Scandinaves Mauritz Stiller et Victor Sjöström. Il réalisa une cinquantaine de longs-métrages en Hongrie. La première guerre mondiale puis, la révolution Communiste de Béla Kun et la contre-révolution fascisante de l’Amiral Horthy, changèrent le cours de son existence et le poussèrent à l’exil. Il s’établit à Hollywood en 1926, à l’invitation des frères Warner. Ces derniers, admiratifs des reconstitutions historiques à grand spectacle qu’il avait effectuées dans son pays, virent en lui l’alter ego de Cecil B. de Mille. Leur prédiction ne tarda pas à devenir une réalité. Après L’Arche de Noé (Noah’s Ark), qu’il réalisa en 1929, Curtiz devint en effet une légende du Septième Art. Il conçut près de cent films jusqu’à sa mort, en 1962. Certains, illuminés par la présence rayonnante de Joan Crawford, d’Errol Flynn ou de Humphrey Bogart, ont été promus au rang de classiques. Tel est notamment le cas du Roman de Mildred Pierce (Mildred Pierce), de Capitaine Blood (Captain Blood), des Aventures de Robin des bois (The Adventures of Robin Hood) ou encore, de Casablanca. On notera que le cinéaste dirigea un chanteur mythique dans Bagarres au King Créole (King Creole) : Elvis Presley. Cette singulière expérience est caractéristique d’une œuvre qui, du Western au Policier en passant par le Drame social et l’Aventure, est placée sous le signe de l’éclectisme.

 

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