Mélilot

Fleur sauvage. (Voir le Sentier des fleurs sauvages)

Herbacée annuelle ou bisanuelle; à tige ramifiée (long. 1 à 3 m); feuilles à trois folioles (12 à 30 mm); inflorescence en grappe* semblable à un épi, fleurs très petites (4 à 6 mm) de couleur blanche ou jaune selon l'espèce, qui tendent à se tourner vers le soleil.

Pousse dans les lieux ouverts sous forme de grandes haies. Très fréquent le long des autoroutes.

Grappes de mélilot en fleurs et en bourgeons.

Indigène d'Eurasie, elle s'est répandue en Amérique du Nord à partir de cultures fourragères.

L'odeur du mélilot se dégage surtout lorsqu'il sèche. Comme pour la lavande, les anciens en faisaient des sachets pour protéger les vêtements des mites.

C'est une plante mellifère et son odeur attire les abeilles et les papillons.

Usage médical:

Le mélilot, et surtout le mélilot blanc, possède des propriétés antispasmodiques, diuritiques, et antiseptiques. Ces propriétés, de même que l'odeur du mélilot, proviennent de la coumarine, une substance qu'on retrouve aussi dans l'aspérule odorante.

On a utilisé le mélilot pour soigner plusieurs formes de tension nerveuse comme les migraines, pour certains troubles de digestion et pour diminuer la douleur des menstruations.

Boire en infusion pour calmer la nervosité et pour dormir.

Essentiel

Dans le language des fleurs, le mélilot est associé à douceur et à la constance.


« (...)
Et la rose sous la rosée,
Le fin cerfeuil s'épanouit,
Et le mélilot parfumé.
Mais elle, elle erre et se souvient
D'Atthis en fleurs, son âme est pleine
Du désir, coeur lourd de chagrin.
(...) »

Sapho, L'Absente

BRASILLACH, Robert (choix, textes et traductions de), Anthologie de la Poésie grecque, Librairie Stock, Paris, 1950, p.94

Essentiel

Dans le language des fleurs, le mélilot est associé à douceur et à la constance.


« (...)
Et la rose sous la rosée,
Le fin cerfeuil s'épanouit,
Et le mélilot parfumé.
Mais elle, elle erre et se souvient
D'Atthis en fleurs, son âme est pleine
Du désir, coeur lourd de chagrin.
(...) »

Sapho, L'Absente

BRASILLACH, Robert (choix, textes et traductions de), Anthologie de la Poésie grecque, Librairie Stock, Paris, 1950, p.94

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