Chapeau

Dans le sens de la génétique moléculaire, un chapeau ou une coiffe est une «courte séquence nucléotidique ajoutée, par modification post-transcriptionnelle, à l'extrémité 5' de l'ARN messager chez les Eucaryotes. Le terme cap ne doit pas être utilisé en français.»
Glossaire de la Chaîne par Polymérase

Essentiel

« Au grand siècle, les hommes qui voulaient faire figure dans le monde, n'étaient pas moins soumis que les femmes à toutes sortes de minutieux usages. On jouait beaucoup du chapeau et, à l'inverse d'aujourd'hui, si on pouvait se promener sans chapeau, on ne pouvait pas se mettre à table sans chapeau, ni même sans manteau et sans épée. Mais, pour le chapeau, que de nuances ! Les conseils s'adressent à un jeune homme ou à l'homme qui n'est pas du premier rang. On s'approchait de la table tête nue et on ne se couvrait que lorsque « les personnes les plus qualifiées » s'étaient couvertes elles-mêmes. Alors, il fallait se découvrir quand on vous offrait d'un plat, quand on vous parlait, et dans ce cas attendre jusqu'à ce que la personne vous priât de vous couvrir. La hiérarchie compliquait la politesse. Entre égaux, la maxime générale de la table était de ne se jamais découvrir. « L'usage, dit un manuel du temps, l'a tellement établi que l'on passerait pour un nouveau venu dans le monde d'en user autrement. » Mais tout le monde se découvrait en se levant de table. L'usage de prendre les repas le chapeau sur la tête s'est conservé très longtemps en province et je me souviens d'en avoir vu un dernier vestige, dans un canton très arriéré. Il peut revenir, car il n'est d'autre motif à la mode que la mode même et je crois qu'on perd bien son temps à lui en chercher d'autres, qui seraient presque raisonnables. » (Remy de Gourmont, Le Vase magique, Le Divan, 1923) - domaine public.

Fabrication d'un chapeau

Enjeux

« Insolence de certains croyants qui disent : Mon Dieu! Mein Gott!... Dio mio!... comme on dit : Mon chapeau, mon café au lait.
- Et quoi de plus sincère que ce Mon? Entre un Dieu et un Moi, il n'y a place pour personne.. »
PAUL VALÉRY, Mélange (1939) , OEuvres I, Bibliothèque de la Pléiade, NRF Gallimard, 1957, p. 330.

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